
Santé en danger, changeons la donne!
Face à la pénurie de médecins et à la privatisation du système de santé, les élu·e·s communistes des Hauts-de-France lancent une initiative régionale pour dénoncer cette situation et proposer des solutions.
Retrouvez le tract en consultation ou en téléchargement en bas de cette page.
Nous sommes nombreux à le vivre : difficulté à avoir un rendez-vous médical rapide, avec un généraliste, absence de médecin traitant, absence de spécialistes ou délai de consultation à plusieurs mois.
Dans notre région, la situation n’est pas partout identique et les plus grandes agglomérations sont moins touchées mais partout, la situation se dégrade, l’hôpital est dans une situation catastrophique, et l’accès aux soins est de plus en plus difficile
Quarante ans de numerus clausus ont causé un déficit de 70 000 médecins en moyenne, entraînant une démographie médicale déséquilibrée, avec seulement 16 000 médecins de moins de 34 ans pour 50 000 médecins de plus de 60 ans, et ce déficit s’aggrave avec la hausse et le vieillissement de la population, qui a augmenté de 20% depuis les années 80.
Malgré cela, les gouvernements successifs depuis plus de 20 ans ont décidé… de ne rien faire. Il en a été de même depuis l’élection d’E.Macron en 2017, alors que nul ne pouvait ignorer que la pénurie allait s’aggraver mécaniquement d’ici 2030 et perdurer au-delà si aucune mesure d’anticipation n’était prise. Au bout de cette logique mortifère, la décennie actuelle est bien celle de tous les dangers pour les malades et la décennie suivante, avec un quota de formation rehaussé mais encore tout juste équivalent à celui de 1972 (où il y avait 30 % de population en moins) …
La situation est encore plus critique s’agissant des dentistes dont le quota de formation est resté inférieur à 1972. C’est d’autant plus dommageable que l’on connaît les effets de la santé bucco-dentaire sur la santé tout court.
Si pour les autres professionnels de santé c’est plus contrasté, c’est tout aussi préoccupant. Mettre en place un grand plan de formation est urgent et primordial, notamment en commençant à former avec les moyens nécessaires tout de suite 15 000 médecins et 1900 chirurgiens-dentistes /an. Pour cela il faut aussi rendre à l’hôpital les moyens d’assurer le rôle formateur qui est le sien et cesser cette casse du service public qui renvoie les assurés sociaux vers le secteur privé lucratif, ses dépassements d’honoraires. Cette sélection par l’argent, en matière de santé est injustifiable, sauf pour enrichir les actionnaires…
Cette politique de casse de l’hôpital public est un choix politique. Elle a permis de dégager le marché pour ouvrir un espace aux grands groupes de santé Privé qui étaient en difficulté pour concurrencer un service public de qualité, c’est une privatisation rampante.
Cela permet à ces grands groupes privés de récupérer, pour verser des dividendes, l’argent de la sécurité sociale, c’est-à-dire l’argent de nos cotisations sociales.

C’est quoi cette initiative?
Cette initiative, portée par les élu·e·s communistes des Hauts-de-France, vise à dénoncer la pénurie de professionnels de santé, aggravée par 40 ans de Numerus Clausus et la privatisation croissante du système de santé. Face à un déficit de 70 000 médecins, un hôpital public affaibli et des inégalités d’accès aux soins.
Les élu.e.s communistes des Hauts-de-France
Pour cela, nous lançons une campagne régionale de consultations, de Débats, de luttes sur les besoins de Santé du territoire.
D’ores et déjà, nous avons eu des premières rencontres avec des professionnels de santé, des militants associatifs, de comité de défense, des patients, des syndicalistes, des élus, des responsables politiques. Et les idées sont nombreuses pour changer de politique et financer la santé, nous en mettons quelques une en débat :
– Développer les centres de santé publics ou associatifs, avec des professionnels, salariés et tiers payant.
– Mettre à contribution sociale les revenus financiers des entreprises pour financer la sécurité sociale.
– Moduler les cotisations patronales en fonction de leur politique de formation et d’emploi
– Créer un pôle public du médicament.
– Interdire les établissements privés de Santé à but lucratif (rémunérant des actionnaires), développer les coopérations, en particulier, la permanence des soins entre le service public et le privé à but, non lucratif.
– Assurer une sécurisation de l’emploi et des revenus tout au long de la vie professionnelle au moyen d’une sécurité d’emploi ou de formation.
– Supprimer les exonérations de cotisations patronales et réduire le coût du capital pour les entreprises, en particulier les TPE/PME
Engageons nous!




